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13 septembre 2012

PYLA-SUR-MER/FRANCE: LA CO(O)RNICHE*****, LE PLUS BELLE ENDROIT DU MONDE...

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« Un lieu au plus fort, au plus beau, au plus poétique, au plus surréel, au plus puissant de la nature » : voilà résumé en quelques mots de Philippe Starck le spectacle depuis le site de la Co(o)rniche.

 


préambule:

La corniche est un lieu aux coordonnées extraordinaires. Figure de proue du quartier de Pilat-plage, vigie du Bassin d’Arcachon, adossée à la plus haute dune d’Europe, elle est suspendue entre ciel et mer, arrimée entre sable et pinède.

C’est un endroit mythique qui évoque l’âge d’or et l’invention de la côte d’argent. Un ancien relais de chasse des années 1930 au cœur d’un site préservé, où l’aristocratie et la haute bourgeoisie attirées par la qualité de l’air, la magie du site et la vogue des bains de mer, venaient se faire construire par Louis Gaume une maison néo-basque à l’abri des pins.

Nouveau gardien des lieux, William Téchoueyres s’est associé à la famille Gaume pour donner à la corniche un nouveau souffle. Avec la complicité de Philippe Starck, il réveille la belle endormie. Ainsi nait La Co(o)rniche qui donne une exclamation supplémentaire à cet époustouflant point de vue.

 

 

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Un site Inclassable...

À l’authenticité préservée de la maison basque se greffe l’esprit d’un chai ostréicole ouvert sur le panorama. L’hôtel, le restaurant, la terrasse et son bar se réinventent dans un luxe essentiel et familier. Comme une place de village vivante, la Co(o)rniche est dédiée à tous les amoureux du Bassin. entre intimité et discrétion, ils sont ici conviés à une fête perpétuelle, où vivre des moments à la mesure de leurs envies.

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À La Co(o)rniche, Philippe Starck ne célèbre pas uniquement la magie d’un lieu, il rend aussi hommage aux gens qui y vivent. Ferretcapien de cœur, il loue un territoire de « pure qualité française ». « Vous avez des fruits de mer de bonne qualité, des pâtisseries de très bonne qualité, un microclimat de très bonne qualité, vous avez des huitres qui sont les plus belles du monde ! Mais surtout des gens de qualité, pétillants et bourrés d’humour. »

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Des gens qui comme William Téchoueyres ont su le séduire et gagner son cœur. Philippe Starck le décrit comme « un bloc de vie, un immense éclat de rire. L’élégance même de l’éclat de rire. Il exprime à lui seul l’essence du bassin et de cette qualité française : c’est à dire cet équilibre, cet instinct, cette justesse, cette tendresse, cette poésie et cette vision qui vont mettre en vibration l’air, comme peut le faire un parfum. »

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Le réaménagement de La Co(o)rniche traduit cette affection particulière et cette volonté de ne pas trahir cette âme précieuse. « C’est un endroit extrêmement fort pour les gens d’ici, un lieu de baptêmes et de noces…il y a un énorme enthousiasme et une énorme attente de tout le monde. Et tout le monde a compris que l’on ne changeait pas l’endroit, que l’on réveillait simplement la belle endormie. »

D’abord apparaît une grande maison néo-basque classique, caractéristique du style régional imposé par Louis Gaume et plébiscité tout autour du bassin. Un vieux tamaris semble en être le gardien immémorial. On y accède par une volée de marches en briques, pour aboutir à un carrelage surprenant composé de carreaux de ciment dépareillés qui forment comme un tapis persan fantasmagorique. À droite, des carrés potagers avec des herbes aromatiques distinguées par des petites étiquettes guident vers le restaurant et qui bien entendu seront utilisés par les chefs des lieux. En face, les portes s’ouvrent sur la réception de l’hôtel.

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L’entrée de l’hôtel ouvre sur le lobby conservé intact. Son bois sombre, ses fresques et son mobilier d’époque nous parlent des fantômes sympathiques du temps passé, de galantes et de gentlemen, des premières stars du cinéma, des peintres, des écrivains et de cette foule anonyme, tous passés ici pour la parenthèse d’un moment rare.

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En contrepoint de cette authenticité préservée, s’élèvent des sculptures « posées là par hasard », des sortes de vitrines de verre et d’acier poli qui contiennent comme des petits trésors. Philippe Starck les qualifie « d’objets intelligents, pour des gens intelligents, qui viendront dans ce lieu intelligent ». Des objets au murmure sensible, écho matériel des rêveries et de l’imaginaire des lieux, comme les reliques d’un paradis démocratique.

Tout l’aménagement s’anime de ces aspérités poétiques. La cage d’escalier typique découvre une féérie supplémentaire sous la lumière d’un grand lustre de Murano réalisé par l’artiste français Aristide Najean. Sur les murs ocre jaune et noir, se détachent des collages qui semblent avoir été laissés par les personnes, qui sont passées par là. Des morceaux de photos, de cartes postales, de dessins qui rappellent les collages de Max Ernst ou de Jacques Prévert. Des petites leçons de choses aux accents poétiques arrachées d’un carnet de voyage collectif.

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Les 11 chambres et la suite de La Co(o)rniche ouvrent chacune sur le panorama d’une carte postale qui inspire son nom. Au rez-de-chaussée, le Moulleau regarde vers les pins et la mer, du côté d’Arcachon. À l’étage, elles s’ouvrent toutes sur une terrasse ou un balcon, certaines s’orientent vers le Cap Ferret, d’autres surplombent le Banc d’Arguin, d’autres encore la dune ou la corniche.

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Dans chacune d’entre elles, il règne ce sentiment d’ailleurs familier, que l’on aime dans les maisons de vacances, mais aussi cet «exotisme » de l’hôtel. Les lits sont le plus souvent placés au milieu, adossés à un bureau. Dans un coin un fauteuil invite à la lecture s’il ne prend pas le rôle de valet de nuit. Sur le sol un tapis reprend quelques lignes de « L’homme qui rit ». Sans ostentation le décor décline le charme et la douceur de vivre.

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Des sculptures en aluminium massif coulé et poli, portent comme un acte surréaliste le nom de l’objet qu’elles représentent. 5 objets « totems » qui sont tous symboliques du bassin d’Arcachon. Il y a l’huitre bien sûr, puis le bac (bateau à fond plat des ostréiculteurs), la pinasse (dont la forme s’inspire des gondoles ramenées de Venise), le verre ballon inscrit au rituel de l’apéritif et enfin la dune, paysage tutélaire de l’entrée au bassin. Autour d’eux, des bonbons, trois pommes, des séries d’assiettes qui fractionnent le panorama offert depuis La Co(o)rniche, des éventails, des sous-verre avec des dessins, photos anciennes, des œuvres récentes et beaucoup de livres ; autant d’objets traces, posés là, qui sont comme un témoignage de vie et d’envies, les supports d’une divagation féconde, dirigée vers le large.

Le plafond gris pâle, les draps de lin, le cristal des lampes, les planches aux murs, alternativement peintes de blanc et de jaune citron pâle, ou selon les chambres de rose très tendre, capturent ou dispersent la lumière naturelle du jour. Elle nimbe une salle de bains entièrement vitrée. Les cornières métalliques des chais ostréicoles scandent ce pourtour verre, translucide lorsque les rideaux se referment sur l’intimité du corps.

 

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Vers la terre et les pins, l’hôtel affirme son caractère basque, vers l’océan le restaurant déploie son accent marin, sous la forme d’un grand hangar ostréicole. Rythmé par des vitres étroites, recouvert de planches de pin blanc, c’est un théâtre double où se concurrencent la sérénité du paysage et vie des fourneaux.

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Ici, la cuisine est une scène d’inox où la brigade joue sans filet sur fond de rôtissoire. Un orgue à parfums qui exalte entre simplicité et invention la vérité des bons produits et le privilège d’un terroir généreux, à cheval entre terre et mer.

Visitez le site de l'Hôtel Restaurant La Co(o)rniche: http://www.lacoorniche-pyla.com/

 

Posté par FRANCESURFACE à 20:21 - WORLDHOTELS - Commentaires [0] - Permalien [#]
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